3 janvier 2012 ,c'est la rentrée pour les girlz !
Lyly reprend le taf (dans la joie et la bonne humeur SVP)
et Mathilda fait sa rentrée chez la nounou Doris. une nounou d'enfer, elle parle un peu baleine mais elle a très bonne réputation
Lyly reprend le taf (dans la joie et la bonne humeur SVP)
et Mathilda fait sa rentrée chez la nounou Doris. une nounou d'enfer, elle parle un peu baleine mais elle a très bonne réputation
11 janvier 2012, joyeux anniversaire papa ! il a 64 ans aujourd'hui. pendant 3 mois il aura 2 fois mon âge (fais le calcul)
perso, j'ai la sensation d'avoir 80 ans ! j'ai des douleurs récurrentes dans les cervicales qui irradient dans mes bras jusque dans mes jambes, ça commence à me saouler, faut que je fasse quelque-chose...
j'ai envoyé un mail @ Dr Z :
perso, j'ai la sensation d'avoir 80 ans ! j'ai des douleurs récurrentes dans les cervicales qui irradient dans mes bras jusque dans mes jambes, ça commence à me saouler, faut que je fasse quelque-chose...
j'ai envoyé un mail @ Dr Z :
> Message du 11/01/12 19:34
> De : "christophe Tantale"
> A : "Dr Z"
> Copie à :
> Objet : Bonne année !
>
>
> De : "christophe Tantale"
> A : "Dr Z"
> Copie à :
> Objet : Bonne année !
>
>
Bonjour,
>
> j'ai toujours ces douleurs aux cervicales et dans les bras. pensez-vous que vous ou un autre spécialiste pourriez m'aider ?
>
> j'en profite pour vous présenter mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année
>
>
->
> j'ai toujours ces douleurs aux cervicales et dans les bras. pensez-vous que vous ou un autre spécialiste pourriez m'aider ?
>
> j'en profite pour vous présenter mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année
>
>
reply :
> Message du 11/01/12 23:12
> De : "Dr Z"
> A : "hc tantalos"
> Copie à :
> Objet : Re: Bonne année !
>
>
> De : "Dr Z"
> A : "hc tantalos"
> Copie à :
> Objet : Re: Bonne année !
>
>
oui,
> passez au cabinet demain
>
>
>
>
>
> passez au cabinet demain
>
>
>
>
>
son assistante, Catherine Tramell, m'a filé une adresse IP et un mot de passe qui me permettront d'accéder à un serveur sécurisé et aux coordonnées d'un spécialiste du Réseau : D.Bertov
13 janvier 2012, commandant Francesco a voulu faire un petit coucou aux insulaires. résultat : 17 morts et 15 disparus dans le naufrage du Costa Concordia, au large de l'île de Giglio
13 janvier 2012, commandant Francesco a voulu faire un petit coucou aux insulaires. résultat : 17 morts et 15 disparus dans le naufrage du Costa Concordia, au large de l'île de Giglio
18 janvier 2012, j'arrive au n°83 de la rue. l'immeuble semble abandonné, il n'y a plus
aucun nom sur les étiquettes des boîtes aux lettres. je parviens pourtant
à déchiffrer un nom sur les étiquettes des interphones... BERTOV. je sonne, pas de réponse, mais j'entends le cliquetis de
la porte qui s'ouvre. je la pousse et je pénètre dans le hall principal
de l'immeuble. les lumières sont éteintes, impossible de trouver un
interrupteur. le hall n'est éclairé que par la lumière des lampadaires
de la rue à travers la porte vitrée de l'entrée. je devine trois
marches à gravir et la LED d'un interrupteur un peu plus loin.
interrupteur HS, toujours pas de lumière. je commence à
m'inquiéter et à douter de Dr Z et de ses infos... je distingue une
plaque (en carton, scotché) sur la porte au fond du couloir à
gauche :
Dimitar Bertov
Физиотерапевт
Kinésithérapeute
(sonnez et entrez)
je sonne, mais je n'entends pas de sonnerie. je décide de toquer une
fois à la porte et d'entrer malgré tout...sur ma gauche une autre porte, ouverte sur une petite pièce garnie de 5 chaises toutes du même style "rotin tressé", mais complètement dépareillées. il n'y en a pas une qui soit identique à l'autre. ça ressemble à une salle d'attente. un homme est assis sur une des chaises. la quarantaine, il porte des chaussures de marche, un jean sans forme et une parka rouge délavée. il revient d'expédition ? il a la gueule des mauvais jour, les yeux noirs, le visage fermé, mâchoires serrées, sourcils froncés. il m'accueille par un signe de tête. vue sa mine patibulaire je ne sais pas si je dois lui répondre par un 'bonjour' ou fuir en lui présentant mes excuses ! je lâche un bonjour discret... pas de réaction. ça devait être ça. je m'assois sur la chaise la plus proche de la porte en laissant deux places entre nous
au centre de la salle, une table basse sur laquelle sont posés en vrac des journaux et magazines de toutes sortes et de tous âges : 'Paris Match' du mois d'août 2005, 'Pravda' de 1991, 'Кра́сная звезда́', 'Auto Plus' de février 2011... y'a rien qui m'tente, j'vais jouer au UNO sur mon portable, ou pas... si l'autre me gaule, il va m'prendre pour une baltringue... j'vais juste attendre
5 minutes passent. j'entends toquer et un troisième larron apparait dans l'encadrure de la porte. un maigrichon tout en longueur au look de dandy, des cheveux platine et le teint rose, il se dirige directement vers la table basse et se plie en quatre pour ramasser un 'Paris Match' avec Johnny Hallyday et Laetitia en couverture. on dirait un albinos géant. il s'assoit à côté du bout-en-train sans dire un mot, croise élégamment ses jambes et se met à feuilleter son magazine sans nous avoir accordé la moindre attention. un habitué, sûrement
les trois clients précédents passent dans le couloir et sortent l'un derrière l'autre. puis, arrivant au pas de charge, se présente le maître des lieux : Dimitar Bertov
- "Bonjour. trois suivants !" ; dit-il avec un fort accent des pays de l'Est
t-shirt noir, pantalon noir, baskets noires, il porte une blouse blanche et froissée. cheveux châtain, il a une grosse moustache "à la Dupont T" (ou "à la Staline", pour faire preuve de mauvais esprit). c'est un homme petit et trapu, tout en muscles qui dégage une énergie incroyable ! il m’attrape la main et me propulse littéralement derrière lui
- "Vous, au fond à droite, côté fenêtre !" ; au bout-en-train : "Vous, au fond à droite, dans la cage comme la dernière fois !" ; au dandy albinos : "Vous, dans le bureau !"
je m’exécute sans broncher
la pièce est coupée en deux par un rideau en tissu marron "so goulag". au fond, côté fenêtre, une table de massage recouverte d'une serviette éponge fait face à un espalier en bois. de l'autre côté, une deuxième table de massage sous une sorte de "demi-cage" grillagée sur laquelle sont posés ou accrochés des ustensiles de torture divers : poulies, cordes, poids...
conformément aux ordres, je me dirige vers la table du fond. le bout-en-train m'a péniblement suivi et s'est déjà installé dans sa cage. je l'entends qui se déshabille derrière le rideau. Dimitar est allé directement dans son bureau accompagné du dandy albinos. c'est l'usine
je m'assois sur le tabouret se trouvant à côté de "ma" table de massage... et j'attends. à peine 30 secondes se sont écoulées et le maton déboule pour me lancer :
- "Enlevez le pantalon, torse nu et sur le ventre !"
- "OK, vous..."
je n'ai pas le temps de lui demander ce qui m'attend qu'il est déjà reparti du côté de bout-en-train lui donner ses instructions
à son retour, il est suivi par une sorte de "bipode impérial" à roulettes tout droit sorti de Star Wars et qui serait tombé sur la tête. en deux-temps-trois-mouvements, il positionne l’extrémité d'un des bras articulés au dessus de mes cervicales et l'autre au milieu de mon dos. pulsent les ondes électromagnétiques
puis il me couvre délicatement avec un plaid imitation castor et rejoint le bout-en-train derrière le rideau aussi vite qu'il était arrivé
un antique poste radio RCA crache le pire et le meilleur des 80's aux 90's sur TPMZ RadioOo !!! le disc jockey nous "balance" sa "playlist qui a du cœur" (sic) : "hungry heart" de Bruce Springsteen, "unchain my heart" par Joe Cocker. et maintenant c'est Dimitar qui nous fait profiter de son joli petit filet de voix. je l'entends chantonner "captain of the heart" dans un anglais approximatif et avec un accent que j'imagine russe à couper au couteau russe alors qu'il s'affaire sur mon compagnon de misère derrière le paravent qui nous sépare
- "tou longue agooo, tou longue apaarrrt, shi coulnot wait anozerr day forrr... the captain of the hearrrt !"
en face de moi, un espalier de kinésithérapie avec une avancée à son sommet, de laquelle pendent cordes, poulies, crochets et autres poids... et sous ces jouets SM une chaise haute matelassée en "simili-skaï" bordeaux dont l'assise éventrée vomit une mousse jaunâtre. flippant. je préfère m'écraser le nez contre ma table de massage et penser à ma vie perdue, c'est moins déprimant
quand il réapparaît, il a retroussé ses manches jusqu'aux coudes, laissant apparaître un tatouage sur son avant-bras droit : une femme nue enlaçant un démon qui sortent tous deux de ce qui ressemble à une coquille d'œuf cassée. et un autre sur l'avant-bras gauche : un livre avec une inscription en cyrillique (ndlr : Уголовный кодекс) transpercé par un couteau
en caleçon et à plat ventre sur ma table de massage, je commence à me faire du souci pour mon intégrité physique...
- "sur le dos maintenant !"
- "OK"
je me redresse pour me retourner et il me glisse un cataplasme d'argile rose bouillante sous le dos. je serre les dents et laisse échapper un petit cri étouffé des moins virils
- "Attention c'est chaud" ; me dit-il. merci de me prévenir
- "C'est quoi ?"
- "De la roche volcanique"
il a décidé de se f*utre de ma gu*ule le cosaque
il me couvre à nouveau de son plaid en peau de castor et repart dans la direction opposée en sifflotant comme si de rien n'était
je contemple des immenses traînées de poussières partant du superbe radiateur en tôle plissée sur le mur couleur <undefined> à la peinture magnifiquement écaillée. la chaleur que diffuse le cataplasme dans mon corps me fait doucement somnoler... si je pouvais m'endormir et me réveiller sans craindre ce Clay Rose, tout oublier, l'effacer de mon corps de ma mémoire, partir loin, très loin
me revoilà sur le ventre. il me tourne et me retourne comme une crêpe
ah! Dimitar a un troisième tatouage... sur le poignet droit, côté paume, deux inscriptions l'une en dessous de l'autre : пациент#313 серия#57. son numéro de détenu, me dis-je perfidement
cette fois il traîne une petite desserte à roulettes sur laquelle sont posés un paquet de gants de chirurgiens, un rouleau de sopalin et deux tubes de gel de massage
il enfile ses gants et je serre les fesses, puis il me badigeonne le dos de gel en me prévenant (toujours trop tard) :
- "Attention, c'est froid !"
et il commence à me malaxer le dos du bout des doigts, de gauche à droite, en haut, en bas, en revenant régulièrement sur mes cervicales et mes épaules
il fait ça avec une telle vitesse et si peu de délicatesse que j'ai l'impression d'être un morceau de viande qu'on attendrit avant la cuisson ! je ne sais pas si je dois crier ma douleur ou exploser de rire quand il me chatouille les côtes. mon supplice va durer près d'1/4 d'heure, au terme duquel il déchire un morceau de sopalin pour m'essuyer le dos et m'informe :
- "Et voilà !" ; il repart
c'est fini, je suppose
- "tou longue agooo, tou longue apaarrrt, shi coulnot wait anozerr day forrr... the captain of the hearrrt !"
en face de moi, un espalier de kinésithérapie avec une avancée à son sommet, de laquelle pendent cordes, poulies, crochets et autres poids... et sous ces jouets SM une chaise haute matelassée en "simili-skaï" bordeaux dont l'assise éventrée vomit une mousse jaunâtre. flippant. je préfère m'écraser le nez contre ma table de massage et penser à ma vie perdue, c'est moins déprimant
quand il réapparaît, il a retroussé ses manches jusqu'aux coudes, laissant apparaître un tatouage sur son avant-bras droit : une femme nue enlaçant un démon qui sortent tous deux de ce qui ressemble à une coquille d'œuf cassée. et un autre sur l'avant-bras gauche : un livre avec une inscription en cyrillique (ndlr : Уголовный кодекс) transpercé par un couteau
en caleçon et à plat ventre sur ma table de massage, je commence à me faire du souci pour mon intégrité physique...
- "sur le dos maintenant !"
- "OK"
je me redresse pour me retourner et il me glisse un cataplasme d'argile rose bouillante sous le dos. je serre les dents et laisse échapper un petit cri étouffé des moins virils
- "Attention c'est chaud" ; me dit-il. merci de me prévenir
- "C'est quoi ?"
- "De la roche volcanique"
il a décidé de se f*utre de ma gu*ule le cosaque
il me couvre à nouveau de son plaid en peau de castor et repart dans la direction opposée en sifflotant comme si de rien n'était
je contemple des immenses traînées de poussières partant du superbe radiateur en tôle plissée sur le mur couleur <undefined> à la peinture magnifiquement écaillée. la chaleur que diffuse le cataplasme dans mon corps me fait doucement somnoler... si je pouvais m'endormir et me réveiller sans craindre ce Clay Rose, tout oublier, l'effacer de mon corps de ma mémoire, partir loin, très loin
me revoilà sur le ventre. il me tourne et me retourne comme une crêpe
ah! Dimitar a un troisième tatouage... sur le poignet droit, côté paume, deux inscriptions l'une en dessous de l'autre : пациент#313 серия#57. son numéro de détenu, me dis-je perfidement
cette fois il traîne une petite desserte à roulettes sur laquelle sont posés un paquet de gants de chirurgiens, un rouleau de sopalin et deux tubes de gel de massage
il enfile ses gants et je serre les fesses, puis il me badigeonne le dos de gel en me prévenant (toujours trop tard) :
- "Attention, c'est froid !"
et il commence à me malaxer le dos du bout des doigts, de gauche à droite, en haut, en bas, en revenant régulièrement sur mes cervicales et mes épaules
il fait ça avec une telle vitesse et si peu de délicatesse que j'ai l'impression d'être un morceau de viande qu'on attendrit avant la cuisson ! je ne sais pas si je dois crier ma douleur ou exploser de rire quand il me chatouille les côtes. mon supplice va durer près d'1/4 d'heure, au terme duquel il déchire un morceau de sopalin pour m'essuyer le dos et m'informe :
- "Et voilà !" ; il repart
c'est fini, je suppose
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19 janvier 2012, le FBI a fermé le site Megaupload. je ne verrai jamais la fin de Desperate Housewives. c'est le drame de ma life
20 janvier 2012, Etta James is dead
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31 janvier 2012, je reprends le basket. c'est une catastrophe, j'avance pas, j'ai des fourmis dans les jambes au bout d'1/2 heure, mais j'y retourne la semaine prochaine !








